14.02.2019

Interview du mois - Isà Cok

Cinquième volet de nos interviews du mois avec Isà Cok, joueuse de Pro Dames et membre de l’équipe de France junior

Salut Isà, tout d'abord, peux-tu te présenter ?

Bonjour, je m’appelle Isà Cok et j’ai 16 ans. Je fais du tennis de table depuis mes 4 ans. Je suis actuellement à l’internat du Pôle France de Nancy et au club d’Issy-les-Moulineaux. Je suis classée numéro 74 française.

 

Peux-tu nous dire un mot sur ton parcours ?

J’ai donc commencé à jouer à l’âge de 4 ans, dans mon garage, puis j’ai connu différents clubs en Ile-de-France (Nemours) ou en Alsace (Mulhouse) par exemple, avant de venir à Issy-les-Moulineaux, il y a 3 ans.

 

Qu’est ce qui te plaît particulièrement au club d’Issy ?

Je trouve qu’il y a un bon niveau de jeu, combiné à une très bonne ambiance. En plus, je connaissais déjà les filles de mon équipe, ce qui a facilité mon intégration.

 

La semaine, tu es en internat au pôle France de Nancy : à quoi ressemble ton quotidien (combien de fois par semaine t’entraînes-tu, les allers-retours à Issy…) ?

Je m’entraîne entre 20 et 25 heures par semaine, en comptant les week-ends. Lorsqu’il n’y a pas de compétition je peux rentrer chez moi. Je fais l’aller-retour de Nancy à Issy en train lors des semaines de matchs.

 

Tu as, depuis cette saison, intégré l’équipe première du club chez les filles. Peux-tu nous raconter comment cela se passe ? Quel bilan fais-tu de ta saison en Pro jusque-là ?

C’est vraiment cool car cela m’aide à prendre de l’expérience, face à des joueuses beaucoup plus fortes que moi. Pour l’instant, je n’ai pas encore gagné de matchs mais j’essaie d’apporter ma contribution sur le banc, et j’espère qu’au fil de la saison cela va payer à la table.

Je suis vraiment consciente d’être là pour prendre de l’expérience. C’est en jouant des filles de ce niveau que tu réalises ce qu’il te manque encore pour arriver au haut niveau.

 

Quels sont tes objectifs à court et long termes, individuels et collectifs ?

A court terme, j’aimerais me qualifier pour toutes les grandes compétitions de ma catégorie (juniors) à savoir les championnats d’Europe, du Monde, ainsi que le Top 16 Européen. Et à long terme, il y a évidemment les JO à Paris en 2024, et je souhaiterais également intégrer l’équipe de France séniors dans quelques années.

Avec la Pro, notre objectif est de nous maintenir le plus vite possible, et de ne pas faire les play-downs (les barrages pour le maintien en Pro A).

 

Quels sont tes points forts et faibles ? Dans quels domaines souhaites-tu t'améliorer ?

Mes points forts sont mon revers et ma vitesse de jeu. Je pense être une joueuse assez complète. Après, au niveau de mes points faibles, je pense que c’est le service-remise et les premières balles. C'est donc là-dessus que je dois travailler.

 

As-tu des modèles dans le ping ?

J’en ai plusieurs. Concernant les joueurs du moment, il y a Fan Zhendong chez les garçons, et Cheng Meng chez les filles. Chez les plus anciens, ce sont Jan-Ove Waldner et Zhang Yining.

 

Quel est ton meilleur souvenir pongiste ?

Le Top 10 européen en cadettes : je ne devais même pas participer à la compétition, j’ai été repêchée et finalement j’ai fini sur le podium (3ème). Il y a aussi eu les championnats d’Europe et les championnats du Monde auxquels j’ai participé. Ce sont des compétitions dont tu te souviens forcément.

 

A ce propos, tu as participé aux derniers championnats du monde juniors à Bendigo, en Australie. Peux-tu nous en dire un mot ?

L’ambiance était très différente des autres compétitions. C’est très cadré. Il y a une atmosphère particulière car chaque pays emmène ses meilleurs joueurs. Mais sinon, l’Australie c’était cool (rires) !

Propos recueillis par Grégoire Allain.